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Le paillage
Mon jardin est situé sur un terrain peu profond, siliceux, pente sud ≈10%, très humide en hiver (l'eau sort du sol) il est très sec en été.
J'ai du m'intéresser très vite aux techniques d'économie d'eau par nécessité (l'eau du service d'eau étant trop cher, et sérieusement qui penserait à arroser son jardin avec de l'eau traitée pour être potable ?)
Le puit situé, sur mon terrain déborde tout l'hiver et s'assèche l'été, alors le paillage s'est imposé de lui même.
J'ai complété ce procédé par une irrigation localisée dans le potager afin d'économiser l'eau.
J'entends par paillage une couverture du sol qui laisse passer l'air et l'eau et qui réduit le développement des adventices.
Après quelques essais de bâches plastiques, j'ai du me rendre à l'évidence ce que je trouvais dans le commerce était coûteux et ne me satisfaisait pas pleinement.
Voir le paillage dans mon potager.
J'ai découvert dans mes essais suivants un autre atout important du paillage : l'amélioration du sol (enrichissement en sels minéraux et amélioration de la structure). En effet les matériaux d'origine végétale en se décomposant fournissent de la matière organique qui enrichit le sol et favorise la vie du sol (faune et flore).
Actuellement j'utilise des branchages broyés, des tontes de pelouse et de l'herbe haute tondue. Cette année je fais des essais avec du foin. Dans ce cas je vais devoir gérer les semences d'adventices, je n'utilise ce type de paillage que sur des plantations perennes (petits fruits, massifs d'arbustes). J'ai acheté une petite motofaucheuse qui me permettra d'économiser l'usure de ma tondeuse. La coupe des grandes herbes en fin d'été la mettait à rude épreuve.
L'intérêt de ces matériaux réside essentiellement dans le fait que je les produis moi-même.

Voici des tomates avec irrigation localisée, paillées avec de la grande herbe broyée. La photo de gauche à été prise le 17 mai 2011 et celle de droite le 30 juillet 2011.





Ci-dessous ce sont des courges avec la même technique. Les photos ont été prises aux mêmes dates.















J'utilisais aussi en surfaçage du compost délivré dans les déchetteries du secteur. Je l'appliquais l'hiver et il restait en surface jusqu'à ce qu'il soit nécessaire de sarcler. Lors du sarclage il était incorporé dans les premiers centimètres du sol et améliorait la terre. Ce compost était très fort et pouvait poser des problèmes de dosage, apporté ainsi il retardait la germination des adventices et nourrissait convenablement le sol sans risque de brûlure pour les plantes. (Je parle au passé car ce compost ne sera plus disponible désormais...) Si vous avez suffisamment de compost de votre production cette technique peut être intéressante pour les nouvelles plantations.











Il existe dans le commerce de nombreux matériaux minéraux ou végétaux teintés dont le but est essentiellement esthétique, ce sont pour moi des matériaux de couverture du sol, mais ils n'ont pas les qualités organiques que je recherche, de plus leur coût est non négligeable.